Guinness IPA – un rêve pour tous les amateurs de houblon

La Suisse accueille la Guinness IPA, la nouvelle perle fraîche et fruitée venue directement de Dublin. Une véritable friandise houblonnée t’attend lors de ta prochaine visite de ton pub préféré.

Pendant environ 250 ans, lorsque l’on parlait d’une pinte de Guinness, on sous-entendait une pinte de «The black Stuff», ce liquide sombre et épais. Mais depuis l’ouverture de la Open Gate Brewery sur le site légendaire de St. James’s Gate à Dublin, nos amis irlandais développent de nouvelles bières surprenantes et légères. C’est le cas, par exemple, de la Hop House 13, qui est également disponible en Suisse depuis un quelque temps déjà. Nous sommes ravis de signaler une nouvelle innovation révolutionnaire dans le domaine : la Guinness IPA, à déguster exclusivement dans les pubs, bars et restaurants, juste à temps pour la réouverture du secteur gastronomique.

 

Guinness IPA im Glas


Deux ingrédients très particuliers : Citra et Cascade

Il est évident que, en tant que India Pale Ale, la dernière addition à la famille Guinness s’adresse avant tout aux amateurs des arômes intenses de houblon. Et avec le houblonnage à froid qui s’ensuit, les maîtres brasseurs créatifs de la Open Gate Brewery obtiennent un résultat sans précédent. Pour cela, ils utilisent les variétés de houblon Citra et Cascade, qui sont ajoutées après le processus de brassage proprement dit, comme un coup de maître pour ainsi dire. Cascade est l’un des houblons artisanaux les plus populaires, en particulier aux États-Unis, tandis que le Citra est souvent appelé la salade de fruits parmi les houblons. Ensemble, ils apportent à la Guinness IPA des notes d’agrûmes claires et une agréable amertume. Avant de continuer à philosopher trop longtemps, laisse-nous te donner le seul conseil valable : essaie-la dans ton pub préféré !

Guinness IPA im Glas mit einem Teller Riesengarnelen

 

Savais-tu que… ?

Comme une visite de la brasserie St. James’s Gate n’est sans doute pas réalisable dans un avenir proche, nous te proposons ici un petit cours d’histoire. Nos «Dublin Facts» surprendront même les fans inconditionnels de la Guinness :

  • Le logo de Guinness représente la «Brian Boru’s Harp», une harpe du 14e ou 15e siècle qui est encore conservée aujourd’hui. Elle sert de modèle pour les écussons de la République d’Irlande.

 

  • Arthur Guinness a reçu le capital de départ pour son entrée dans le secteur de la brasserie en tant qu’héritier de son parrain – l’archevêque de Cashel.

 

  • La Guinness fut déjà expédiée en Australie il y a plus de 150 ans. 

 

  • La Guinness a même été exportée en Angleterre en 1769, 10 ans après la fondation de la brasserie. Le premier chargement était de six barils.

 

  • En 1877, la brasserie a chargé toute une flotte de bateaux de transporter des fûts sur la rivière irlandaise Liffey.

 

  • Les ouvriers de la brasserie de Dublin ont eu droit à des soins médicaux dès 1928. Et à deux pintes de Guinness par jour.

 

  • Le premier spot publicitaire pour Guinness a été diffusé le tout premier jour de la télévision publique en Grande-Bretagne.

 

  • En Irlande, il n’y a pas si longtemps encore, après avoir donné du sang, les gens avaient le choix entre un verre de jus d’orange… ou une Guinness.

 

  • Une dernière pour la route : une pinte de Guinness contient moins de calories que la même quantité de lait allégé. 

Nous célébrons la «Journée de la bière suisse»

La «Journée de la bière suisse» est célébrée le 24 avril. Cette année, les circonstances partiulières requièrent un peu d’imagination pour les festivités !

De nombreux événements variés étaient prévus dans tout le pays pour la «Journée de la bière suisse» ce 24 avril. Malheureusement, les circonstances ne permettent pas que les festivités aient lieu comme prévu cette année. Cela ne signifie pas pour autant que nous ne pouvons pas rendre ses lettres de noblesse au jus d’orge helvétique en ce jour d’honneur. L’Association suisse des brasseries (ASB) a lancé une manifestation véritablement fédératrice pour tous les amateurs de bière (et un peu d’esprit de communauté n’est certainement pas de refus par les temps qui courent) : le 24 avril, nous serons unis sur notre terrasse, notre balcon, près de la fenêtre ouverte, et nous porterons un toast à notre bière en scandant un grand «Santé!»

Plutôt une canette ou chope ?

Nous profitons de ce jour spécial pour examiner de plus près les différents formats de mesure dans lesquels la bière est habituellement servie en Suisse. Tu penses toutes les connaître ? Alors, jète un coup d’œil à la liste suivante, elle pourrait te réserver l’une ou l’autre surprise :

  • La pression. Le format classique et compréhensible dans toute romandie, ainsi que sous son alias «Stange» en région alémanique. Il s’agit généralement de 3 décilitres, mais comme il ne s’agit pas d’une unité officiellement normalisée, la quantité peut varier de 0,25 à 0,33 litre.
  • La chope. Le terme «chope» est empreinté de l’alsacien «schoppe», signifiant «verre à bière», et désigne un demi-litre de bière. Elle est habituellement servie dans un verre bock.
  • La canette. La canette de bière est le pendant genevois de la chope et désigne ainsi aussi un demi-litre de bière. La canette est cependant bien servie dans un verre et non-pas simplement… dans la canette comme nous la trouvons en magasin. L’orgine de cette expression remonterait au terme «channe» désignant un «broc en étain, muni d’un couvercle, pour servir le vin».

Il y a évidemment encore bien d’autres termes désignant différentes unités de mesure de notre boisson préférée que nous avons oubliées ici. Si tu connais une expression particulièrement inhabituelle, nous attendons avec impatience ton courriel à welcome@houseofbeer.ch.

Nos amis de l’autre côté du Röstigraben ont eux aussi des expressions intéressantes. En voici un aperçu:

  • Le «Herrgöttli». Signifiant littéralement le petit Seigneur, il désigne le simple volume de 2 décilitres.
  • La «Tulpe». Le nom tulipe se réfère au à la forme du verres dans laquelle le jus d’orge est servi. Du côté de Bâle, la «Tulpe» est syonyme de 2 décilitres de bière.
  • Le «Pfeff». On dit que cette unité désigne un décilitre du côté de Lucerne, mais nous avons nos doutes. Sincèrement, as-tu déjà vu un verre de cette taille ? Justement.
  • La «Grosse». L’équivalent de la chope ou de la canette suivant où on se trouve, à svoir une demi-litre de bière… sauf en Valais, où ce volume est appelé un «Normales».
  • Le «Chübu». Et oui, les Bernois commandent leur demi-litre dans un seau. La bière est bien entendu servie dans un verre. Les personnes ayant peur de recevoir leur bière dans le mauvais récipient peuvent cependant commander «ä Haubä» et seront tout assi bien servies.

Un regard sur l’Histoire (de la bière)

La bière est brassée ici en Suisse probablement depuis le 8e siècle environ. À l’origine, on la trouvait principalement dans les monastères, comme l’attestent des documents historiques. En comparaison internationale, nous sommes, comme la plupart des autres pays d’Europe centrale, parmi les derniers à avoir apprivoisé cet art : les anciens Sumériens avaient probablement découvert comment fabriquer de la bière à partir de céréales dès environ 8000 ans avant Jésus-Christ. Selon l’Administration fédérale des contributions, il y a aujourd’hui 1473 brasseries en Suisse.

Nous fêtons avec Valaisanne !

Si tu souhaites vivre davantage d’esprit communautaire le 24 avril que ne le promet la campagne «Prost» de l’ASB, nous te conseillons de mettre en place une rencontre en ligne avec tes collègues. Vous êtes désormais certainement tous adeptes d’un service comme Zoom, Hangout, Teams ou Skype. Vous pouvez ainsi vous réunir en groupe et déguster ensemble une bonne bière suisse bien fraîche. Pour cette occasion, nous vous recommandons l’une des spécialités de la brasserie Valaisanne – avec une Pale Ale au goût de houblon ou un soufflet non filtré, vous êtes plus que bien équipés pour la «Journée de la bière suisse» !

Valaisanne Pale Ale

La méthode de brassage de la Pilsner : la nouvelle star de la bière artisanale

De plus en plus d’amateurs de «craft beer» découvrent la «Pilsener» par eux-mêmes. Quelles sont les particularités de cette méthode de brassage et qu’est-ce qui la distingue de la lager typique ?

Lorsque le mouvement de la bière artisanale a commencé à prendre de l’ampleur, il n’a guère prêté attention à la bière Pilsener. À cette époque, les IPA et autres variétés inhabituelles comme la Kriek ou le Lambic étaient particulièrement populaires. Les bières brassées selon la «Pilsner Brauart» étaient considérées comme trop conventionnelles et étaient plutôt associées aux commissaires de polars allemands qui aimaient les commander combinées avec un schnaps au bistrot du coin. Cependant, alors que IPA et compagnie continuent de jouir d’une grande popularité, la Pilsener a secrètement gagné du terrain et a déjà commencé à dépasser d’autres types de bière dans les chaudières de nombreux brasseurs amateurs.

Les meilleurs ingrédients sur son palier

La Pilsener est née vers le milieu du XIXe siècle dans la ville bohémienne de Pilsen. La bière qui y était brassée auparavant ne jouissait pas vraiment d’une bonne réputation, ce qui est probablement dû à une technologie peu sophistiquée dans le processus de brassage conduisant à des impuretés. Les ingrédients quant à eux, à savoir le houblon de Saaz  toujours très apprécié et l’orge de première qualité, se trouvaient sur le devant de leur porte et permettaient une bière de première qualité. 

La Pilsener au père bavarois

Afin de pouvoir à nouveau profiter pleinement de leur bière, les Pilseners ont fait appel au soutien, comment pourrait-il en être autrement, de la Bavière. Le maître brasseur Joseph Gröll est aujourd’hui considéré comme l’inventeur de la méthode de brassage de la Pilsner. Il est passé du procédé de fermentation haute utilisé jusqu’alors au procédé de fermentation basse, plus répandu dans son pays, et a apporté avec lui sa propre souche de levure. Son premier brassin était prêt à l’automne 1842, et la première bière qu’il a brassée a été servie pour célébrer la Saint-Martin le 11 novembre de la même année. Il en découle un classique de la bière.

Au fil des ans, la méthode de brassage Pilsener s’est développée dans différentes régions du monde et a produit différentes variantes. Presque toutes ont en commun les différences avec la bière «légère» ou Lager typique : les bières brassées selon la méthode de la Pilsner contiennent généralement plus de houblon et ont donc une amertume plus élevée. En contrepartie, le malt utilisé a beaucoup moins d’influence sur l’arôme de la bière.

Staropramen: typisches Bier nach Pilsner Brauart

Bière spéciale ou bière Pilsener ?

En Suisse, sur la base d’un traité d’État, les bières ne peuvent être appelées «Pilsener» que si elles proviennent de la République tchèque. La raison en est un accord de 1927, qui prévoyait une protection spéciale des appellations géographiques des denrées alimentaires. Les bières qui sont produites dans d’autres endroits selon la méthode de brassage Pilsener portent le nom de «bières spéciales» dans ce pays. Un exemple typique d’une bière aussi spéciale est la légendaire Astra de Hambourg, tandis que la Staropramen est une véritable Pilsener.

8 raisons de se rendre à Brooklyn

Aujourd’hui encore, seule une minorité des touristes à New York se rend à Brooklyn. À tort! Il y a tant de choses à y découvrir – notamment la Brooklyn Brewery.

Quand on parle de New York, on pense généralement à Manhattan en premier. Central Park, Times Square, l’Empire State Building, le One World Trade Center. Cependant, la ville ne se résume pas seulement à Manhatta. Nous avons établi une petite liste pour que votre voyage à New York ne soit délaissé d’une visite du «borough» le plus peuplé, Brooklyn.

  1. La Brooklyn Bridge

Le premier point fort se trouve sur la route. En effet, trois ponts mènent de Manhattan à Brooklyn: le pont de Williamsburg, le pont de Manhattan et le pont de Brooklyn. Ce dernier était autrefois le plus long pont suspendu du monde ; il peut être traversé sur un sentier surélevé qui offre des vues inoubliables sur l’East River et New York. Après cette courte promenade, qui devrait durer environ une heure, le Brooklyn Bridge Park, qui est principalement dédié aux sports de loisirs, vous attend.

Brooklyn Bridge und Blick auf Manhattan

  1. Le quartier bohémien Dumbo

Juste à côté du pont de Manhattan se trouve le quartier Dumbo. Ne vous laissez pas tromper par le manque de créativité dans le choix du nom (une abréviation pour Down under the Manhattan Bridge Overpass) : Dumbo est considéré à juste titre comme l’un des principaux quartiers artistiques de New York. Dans les nombreuses galeries et expositions, vous trouverez des œuvres des genres et des styles les plus divers. Et, comme partout ailleurs à Brooklyn, il existe un large éventail d’offres pour satisfaire votre faim et votre soif de culture.

  1. Le paradis des marchés aux puces: Brooklyn Flea

Flâner sur les marchés, c’est votre dada ? Si oui, alors la Brooklyn Flea doit être en pole position sur votre liste. Depuis son lancement en 2008, les deux sites de Dumbo et Williamsburg sont devenus des adresses de choix pour les bijoux, les vêtements vintage, les antiquités et l’artisanat. Les amis des disques vinyles devraient également y trouver leur terre promise. Remarque : pendant les mois d’hiver, le marché se tient uniquement à l’intérieur à Williamsburg.

  1. Promenade dans Coney Island

Avec Coney Island, New York disposait autrefois d’une certaine mesure de son propre parc d’attractions qui, à partir des années 1950, était de moins en moins en mesure de répondre à la demande croissante et a donc perdu de son importance. Mais entre-temps, Coney Island s’est rétablie et brille par sa promenade fortifiée en bois (la promenade Riegelmann), la plage publique populaire et le Luna Park qui a rouvert ses portes en 2009. Vous connaissez peut-être les montagnes russes du Cyclone grâce à la brillante introduction de Spike Lee au film «Inside Man».

 

  1. Le Prospect Park

Ici, vous pouvez compléter un programme de vacances complet d’une traite. Un pique-nique bien soigné, une visite au zoo, du patin à glace ou du roller, l’unique lac de Brooklyn, des concerts gratuits en plein air, une partie de boules à l’européenne : le Prospect Park ne laisse personne sur sa faim. Au fait, si vous êtes nostalgique des divertissements du vendredi soir, la discothèque Lola’s Dreamland Roller Disco devrait vous convenir. Peut-être gagnerez-vous le prix du meilleur costume…

Der Prospect Park in Brooklyn

  1. Action im Barclays Center

L’arène de l’Atlantic Avenue doit son existence au fait que Brooklyn accueille enfin depuis 2012 une équipe professionnelle dans les principaux sports américains : l’équipe de basket-ball des Brooklyn Nets. Au plus tard depuis la signature des deux stars Kevin Durant et Kyrie Erving, les fans de la NBA peuvent régulièrement s’attendre à des matchs spectaculaires à domicile ici. Une participation aux éliminatoires pour la saison 2019/2020 actuelle semble tout à fait réaliste. En plus des Nets, les New York Islanders (hockey sur glace) et les New York Liberty (basket-ball féminin) y jouent actuellement leurs matchs à domicile. En outre, des concerts et d’autres événements ont lieu régulièrement dans l’arène.

  1. Tournée des bars à Williamsburg

En tant que Beer Aficionado, vous ne pouvez pas manquer une visite de Williamsburg. Le quartier branché était connu pour ses brasseries dès le début du XXe siècle. Aujourd’hui, vous trouverez d’innombrables bars, petits et grands, et par conséquent une sélection impressionnante de bières de brasseries locales et de spécialités du monde entier. Il va presque sans dire qu’avec ce point de départ, divers «pub crawls» se proposent naturellement. La bonne nouvelle : si vous en avez envie, vous pouvez explorer Williamsburg par vous-même sans aucun problème. Nous osons prétendre connaître déjà une étape de votre circuit :

  1. La Brooklyn Brewery

Dans la salle de dégustation, vous serez divertis tous les soirs. Il y a de la musique live, des fêtes, des quizz de bar – tout ce qui rend un bon verre de bière un peu meilleur. Et c’est exactement ce dont il s’agit : une bonne bière. Dans la salle de dégustation, vous pouvez déguster un des classiques comme la Brooklyn Lager ou une East IPA. Vous pouvez aussi élargir votre horizon et tester les dernières créations des maîtres brasseurs, disponibles ici directement du tonneau. Si vous avez assez de temps dans vos bagages, rien ne vous empêche de faire une visite de la brasserie. Et si un voyage à Brooklyn ne s’inscrit pas dans votre emploi du temps de si tôt, nous vous livrons le Brooklyn-Feeling chez vous.

Die Brooklyn Brewery

Coruja: l’art de le houblonnage à cru

Le houblonnage à cru, aussi appelé houblonnage à froid, est un processus de brassage ayant pour but de mettre en valeur les arômes de houblon. Nous suggérons de goûter la Hoppy Lager de Coruja pour ton test gustatif personnel.

Le houblonnage à cru fait désormais partie du répertoire de tous les maîtres brasseurs ambitieux et innovants. Dans cette technique appelée dry-hopping en anglais, le houblon est ajouté à la bière après la fermentation principale. C’est de là que ce processus est aussi appelé houblonnage à froid : l’ébullition du moût est déjà terminée et la bière presque finie est déjà en train de refroidir. En effet, ce type de houblonnage se fait à des températures relativement « froides », à savoir entre 5 et 20 degrés.

Pourquoi la bière est-elle houblonnée à froid?

Le houblon influence le goût d’une bière à travers deux facteurs : ses substances amères et ses arômes. Ces dernières sont libérées sous forme d’huiles essentielles, dont on sait qu’elles sont avant tout volatiles. Pendant la phase « chaude » du brassage, c’est-à-dire pendant la cuisson du moût, une bonne partie des arômes du houblon peut littéralement disparaître dans l’air. À des températures plus basses, ces arômes sont mieux liés dans le liquide et ont une influence durable sur le goût et surtout sur l’odeur de la bière finie. Selon le houblon utilisé, des arômes complètement différents peuvent être mis en avant, de l’anis à l’ananas, il y en a pour tous les goûts.

Coruja Hoppy Lager: houblonnée à cru et rafraîchissante

Eulen-Graffiti auf einer Hauswand in Lissabon. Coruja ist das portugiesische Wort für Eule.

La Hoppy Lager de Coruja est un merveilleux exemple de la façon dont le houblonnage à cru peut produire une bière remarquable. Lorsque la marque portugaise est apparue sur la scène en 2018, elle a d’abord brillé par une campagne de Guérilla Marketing qui a fait sensation. Mais il est apparu rapidement que Coruja est clairement synonyme de bières distinctives et extraordinaires, brassées à partir d’ingrédients de haute qualité et avec beaucoup de créativité et d’esprit innovatif. Chez Hoppy Lager, par exemple, le processus de houblonnage à froid crée un arôme d’agrumes unique, ce qui rend la bière particulièrement légère et rafraîchissante – parfait si vous voulez expérimenter en direct et en couleur, pour ainsi dire, ce que le processus de houblonnage à froid fait à une bière.

Dry Hopping: les différents processus

Pour les brasseurs amateurs, le houblonnage à froid ressemble effectivement à la préparation du thé ; le houblon est ajouté au liquide dans de petits sacs après la fermentation principale. Pour cela, on peut utiliser aussi bien les ombelles de houblon « brutes » que les granulés de houblon largement utilisés. En outre, deux petits avertissements si tu souhaites essayer le Dry Hopping vous-même. Les ombelles de houblon en particulier absorbent beaucoup de liquide. Tout d’abord, cela les fait se dilater fortement jusqu’à éclater impitoyablement les sacs trop petits, ce qui t’obligera à passer les restes au crible. Deuxièmement, et cela t’ennuiera probablement encore davantage, les ombelles absorbent tout ce qu’elles peuvent. Ne sois donc pas trop déçu si le niveau de remplissage de ta cuve de brassage est sensiblement plus bas après le houblonnage à cru !

Ainsi, pour le houblonnage à cru « professionnel » dans les brasseries, des appareils de dimensions appropriées sont depuis longtemps untilisés. Le « Torpedo » repose sur les ombelles de houblon, tandis que le « Hop Cannon » utilise des pellets. Avec des noms de machines aussi stylés, il ne nous reste plus qu’à lancer un un hourra à toutes les bières froides de ce monde !

Kalthopfung: Frische Hopfendolden und verarbeitete Hopfen-Pellets im Vergleich

Des ombelles de houblon « brutes »et des granulés de houblon

La loi de pureté au fil du temps

La loi de pureté de la bière est l’une des règles les plus connues de notre époque. Mais qu’est-ce qu’elle prescrit exactement? Et qui doit encore s’y tenir aujourd’hui?

En ce qui concerne la bière, on parle souvent de la loi de pureté, ou plus précisément de la « loi de pureté allemande ». Aujourd’hui, on l’appelle souvent la première loi au monde sur la protection des consommateurs, mais ce n’est probablement que la moitié de la vérité. En fait, les ducs bavarois Guillaume IV et Louis X ont émis un nouvel ordre d’Etat en 1516. Un règlement devait empêcher l’utilisation d’ingrédients de qualité inférieure ou même toxiques dans le brassage, ce qui était malheureusement tout à fait habituel à l’époque. Les deux régents ont donc décidé que la bière ne devait être composée que d’eau, de houblon et d’orge.

Hopfendolden und Getreideähren liegen in der Sonne - ein Symbol für das Reinheitsgebot

Loi de pureté: planification des ressources au début des temps modernes

Mais il ne s’agissait sans doute pas seulement d’offrir à la population bavaroise la meilleure qualité de bière possible. Au contraire, la loi visait surtout à empêcher l’utilisation d’autres types de céréales pour le brassage de la bière. Le blé, par exemple, devrait être réservé exclusivement à la cuisson du pain afin de garantir un approvisionnement suffisant. Seules les personnes à qui la plus haute autorité avait accordé ce privilège avaient le droit d’utiliser du blé pour brasser la bière blanche ou «Weissbier», ce qui, soit dit en passant, s’est avéré être un arrangement extrêmement lucratif pour toutes les parties concernées. Entre-temps, la loi de pureté ne parle que du malt au lieu de l’orge, et ce malt peut aussi contenir du blé. Personne n’a donc à obtenir la faveur de son souverain pour brasser de la bière de blé.

Vous avez oublié la levure!

Si vous avez déjà été un peu plus impliqué dans le processus de brassage de la bière, vous le remarquerez : Il manque un ingrédient essentiel dans la version originale de la loi de pureté. En effet, la levure est essentielle pour initier le processus de fermentation. Aujourd’hui, nous comprenons très bien ce processus et pouvons mettre la levure en jeu au bon moment. Mais en 1516, tous les élèves n’avaient pas appris comment les glucides sont transformés en alcool lors de leur troisième cours de chimie. A cette époque, la fermentation était généralement déclenchée «spontanément» par des spores de levures qui bourdonnaient dans l’air. (certains maîtres brasseurs utilisent encore cette méthode aujourd’hui pour des bières plus inhabituelles comme la Kriek, la Gueuze ou le Faro.) Il n’est donc pas étonnant que Guillaume IV et Louis X n’aient pas eu l’idée d’inclure la levure dans leurs lois de pureté.

Ce qui compte au final, c’est la qualité!

En 1918, lorsque les Bavarois ont rejoint le Reich allemand, ces règles sont passées de la « loi bavaroise » à la « loi allemande sur la pureté ». Ils avaient probablement déjà reconnu à l’époque qu’une telle assurance qualité publique pourrait devenir un avantage concurrentiel par rapport aux bières d’autres pays. C’est pourquoi ils ont insisté pour que leurs règles soient valables dans tout le pays. Or, même en Allemagne aujourd’hui, comme dans le reste du monde, d’autres ingrédients sont autorisés dans la bière. Vous n’avez qu’à demander gentiment la permission. Ou plus précisément: demander un « brassage de bières spéciales ». (Seuls la Bavière et le Bade-Wurtemberg se tiennent encore aux anciennes règles.)

Cette détente a également un sens si l’on repense au sens originel de la loi de pureté: elle devrait enfin empêcher les gens d’avoir à boire de la bière brassée avec de vieilles chaussettes pour la formuler de façon désinvolte. Cependant, l’ajout d’ingrédients de haute qualité comme le miel ou les herbes, qui est très courant dans le monde de la bière artisanale, est sur une toute autre page. C’est un raffinement et une contribution à la grande variété de bières que nous pouvons déguster aujourd’hui. Que vous optiez pour la variante puriste ou que vous osiez essayer des bières plus progressives, c’est bien sûr à vous de choisir. C’est exactement ce qui fait la grandeur de notre monde moderne de la bière: aujourd’hui, il existe un or liquide pour tous les palais.