Pub Quiz : 10 questions et réponses

Marre de terminer deuxième lors des pub quiz ? Nous avons compilé un aide-mémoire pour toute question importante concernant la bière !

Pendant de longs mois, nous avons dû nous passer de nos chers quiz dans notre pub de cœur. Bien heureusement, nous pouvons à nouveau briller par notre savoir sur place lors de cette activité. Cependant, il se peut que l’on ne soit plus aussi sûr sur ses appuis qu’avant la trêve… Ainsi, notre petit aide-mémoire vient à la rescousse. Mais que ce soit clair, à toi de te défendre voir pour les questions du style « Quel art de l’autodéfense Ross essaie-t-il d’enseigner à Rachel et à Phoebe dans le 17e épisode de la sixième saison de Friends ». Pour tout ce qui tourne autour du thème de la cervoise, les dix anecdotes ci-dessous te serviront sans l’ombre d’un doute. Et si jamais tu souhaites avoir les réponses à d’autres questions houblonnées, n’hésite pas à nous contacter par mail !

  1. Quel est le lien entre le prix Nobel de physique danois Niels Bohr et la brasserie Carlsberg ?

Après que Bohr a reçu le prix Nobel, la brasserie Carlsberg lui a offert de la bière gratuite à vie. Bohr a même pu emménager dans une villa, toujours offerte, à deux pas de la brasserie. En revanche, un pipeline reliant les marmites de la brasserie au salon de Bohr relève du domaine du mythe. Au lieu de cela, la bière était livrée à son domicile soit en fûts, soit en bouteilles. Soyons honnêtes : qui d’entre nous réfléchit à présent à reprendre des études de physique ?

 

  1. Quel pays a la plus forte consommation de bière par habitant ?

Ces statistiques changent évidemment tout le temps, mais le pays en tête de liste fait preuve d’une constance impressionnante : la République tchèque. En effet, la tradition brassicole y est séculaire et le pays a produit de nombreux classiques, comme la Staropramen, qui est exportée dans le monde entier.

 

  1. Pourquoi les Islandais célèbrent-ils leur « Journée de la bière » le 1er mars ?

C’était un 1er mars que le parlement islandais a décidé de lever l’interdiction légale de la bière. Une telle interdiction semble assez folle, mais nous trouvons l’année où elle a pris fin encore plus incroyable : 1989. En islandais, le jour férié est appelé « bjórdagurinn » et apparemment, la tournée des pubs fait partie des célébrations typiques. Par ailleurs, le mois de mars coïncide avec la période de l’année où l’on peut observer des aurores boréales en Islande. Une combinaison colorée, nous dirions.

 

  1. Qu’est-ce qu’on obtient quand on commande un « Poor man’s Black Velvet » dans un pub ?

Guinness et cidre. Un bon barman veille à ce que les liquides ne se mélangent pas, mais restent en deux couches séparées, pour ainsi dire. Cette boisson est destinée aux « pauvres » car le vrai « Black Velvet » contient du champagne ou un autre boisson de millionnaire en plus de la Guinness. Pour faire bonne mesure, voici quelques autres façons de mélanger la Guinness : Black & Tan (avec une Pale Ale), Blacksmith (avec Smithwick’s), Black & Blue (avec Blue Moon).

 

  1. Qu’est-ce que la cenosillicaphobie?

Il s’agit d’une peur particulièrement répandue lors de la retransmission en direct des matchs de football au pub : la peur du verre vide. Mais avant que quelqu’un n’essaie de facturer la prochaine pinte à l’assurance maladie, cette phobie n’est pas officiellement reconnue comme une maladie. À y regarder de plus près, le mot semble avoir été inventé par des étudiants qui séchaient régulièrement les cours de grec ancien lors d’une célébration de diplômes bien arrosée. Au moins, le terme ne t’est plus inconnu ! 

 

  1. Quel est le surnom de la bière Coors aux États-Unis ?

Coors est souvent appelée « Silver Bullet ». La raison : la canette a été pour ainsi dire « décolorée » lors d’une nouvelle conception en 1978, de sorte que l’aluminium est devenu visible. Le responsable de cette refonte est un jeune artiste nommé Marc Barrios, dont la carrière le mènera plus tard à Hollywood.

 

  1. Combien de fois les moines de Grimbergen ont dû reconstruire l’abbaye – et avec elle leur brasserie – au cours de ses presque 900 ans d’histoire ?

Fait incroyable, l’abbaye a brûlé plus ou moins complètement à trois reprises et a été reconstruite à chaque fois. D’où le logo qui orne encore aujourd’hui les bouteilles de Grimbergen : le phénix qui, comme son modèle dans la mythologie grecque, renaît de ses cendres pour briller à nouveau de toute sa splendeur. 

 

  1. Quelle est la bière la plus chère au monde ?

La bière la plus chère jamais vendue est une Helles de Löwenbräu, apparemment tout à fait banale. Ce qui rend la bouteille extraordinaire, c’est ce qu’elle a vécu, ou plus précisément, ce à quoi elle a survécu. Elle était en effet à bord du dirigeable Hindenburg qui s’est enflammé lors de son atterrissage près de New York en 1937 après avoir traversé l’Atlantique. Le prix de la bouteille ne peut être clairement déterminé, car elle a été vendue aux enchères plusieurs fois et différentes sommes en différentes devises circulent sur le net. Mais elle a certainement atteint un prix bien supérieur à 10 000 francs.

 

  1. D’où la Bel Air Sour de Brooklyn tient-elle son nom ?

Il serait évident de penser au quartier huppé de Los Angeles, où Will Smith a autrefois vécu noblement. Été, soleil, palmiers – le lien semble incontestable… mais rien à voir ! En effet, la Bel Air Sour doit son nom à une voiture, et une voiture très spéciale en plus. Elle a été nommée d’après la Chevrolet Bel Air d’un employé de la brasserie de Brooklyn, un cabriolet américain classique.

 

  1. Dans quelle brasserie a-t-on développé la première culture de levure pure, qui est encore utilisée aujourd’hui dans de nombreuses bières de fermentation basse ?

Carlsberg. Le fondateur de la brasserie, J.C. Jacobsen, a travaillé avec beaucoup d’ambition afin de moderniser le brassage et assurer la qualité de la bière produite. C’est pourquoi il a engagé un jeune scientifique, Emil Christian Hansen, qui a créé une culture de levure garantissant des résultats fiables dans le processus de brassage. Elle porte logiquement le nom de « Saccharomyces Carlsbergensis ».

 

Bon, voilà pour le moment. Nous te souhaitons bonne chance lors du prochain pub quiz !

PS : Au cas où quelqu’un dirait que nous ne pensons pas plus loin que la mousse de notre bière : l’autodéfense dans Friends s’appelle « Unagi ». Nous nous permettons même d’ajouter : un épisode formidable !

NextUp Studios : Urban Music avec LYRICS et Brooklyn Brewery

Avec le projet « NextUp Studios », LYRICS Magazin met en lumière les jeunes talents de la scène de la musicale urbaine. En première partie, la Brooklyn Brewery !

Titelbild NextUp Studios
Depuis l’étranger, la Suisse est généralement vue comme le pays des banques. Du fromage. Des montres. Et oui, il n’y a pas que dans les Simpsons que le chocolat entre rapidement en jeu en relation avec la Suisse. À notre humble avis, il y a un autre élément trop souvent négligé et qui devrait être ajouté à cette liste : la musique. Nous ne parlons nullement de la densité, certes impressionnante des exportations suisses pour les émissions telles la « Star Academy » ou « Deutschland sucht den Superstar ». Nous nous référons plutôt à une scène de musique urbaine extrêmement active, dans laquelle de nouveaux talents aux sons très forts ne cessent de débarquer.

Seulement, voilà : nos jeunes artistes n’ont pas la tâche facile. Notre marché domestique est de taille plutôt modeste, la plupart des stations de radio fonctionnent avec les rotations typiques « tubes des années 80, 90, années 2000 et le meilleur d’aujourd’hui », et le disquaire qui pouvait promouvoir les artistes locaux a disparu depuis longtemps. Comme si la barrière n’était pas assez haute, Corona a également découragé toute forme de performance en direct. À un moment donné, trop c’est trop, ont pensé les collègues de LYRICS Magazin. Avec beaucoup de créativité et d’efforts, ils ont créé une plateforme qui met en avant de nouveaux venus sélectionnés.

NextUp Studios : la percée à travers la toile

Après une recherche minutieuse, l’équipe LYRICS a sélectionné un total de dix artistes et a travaillé avec eux pour produire de nouveaux titres exclusifs accompagnés de clips vidéo. Grâce à la grande portée et au large réseau de LYRICS, les œuvres nouvellement créées reçoivent maintenant l’attention qu’elles méritent et qu’elles n’auraient probablement jamais reçue dans la situation actuelle. Le nom de l’action honorable : NextUp Studios. Sont inclus :

  • Josha Hewitt
  • Kitoko
  • Kalinaw
  • Nide
  • Akindo
  • Cachita
  • ENZO
  • Junior
  • Ainsi que deux artistes sélectionnés au fil de la série

Le soutien de NextUp Studios provient de Brooklyn Brewery. La combinaison est gagnante comme un refrain accrocheur sur une ligne de basse bien modulée. La musique est un thème récurrent pour les pionniers de la bière artisanale aux États-Unis. Avec des concerts à la brasserie même et des événements dans tout le pays, la Brooklyn Brewery a soutenu à maintes reprises par le passé des musiciens prometteurs. La coopération avec LYRICS Magazin est également une tradition : Brooklyn était déjà un sponsor du festival LYRICS en 2019 – il est juste naturel que cette se poursuive dans le cadre de NextUp Studio.

Où peut-on admirer les artistes NextUp ?

Tu pourras trouver les vidéos sur la chaîne YouTube de LYRICS Magazin, dont certaines seront également présentées directement ici sous ce post dans les semaines à venir. Mais ce n’est pas tout : sur la page Facebook et la chaîne Instagram de Brooklyn Brewery, tu trouveras hebdomadairement des sons exclusifs de nos artistes, y compris une playlist Spotify, et du contenu insolite. Sans trop en dire : il s’agit, entre autres, de la discipline encore assez jeune du Beer-Music-Pairing 😉

Si tu ne veux rien manquer de tout ça, un seul mot d’ordre : appuie sur le bouton « J’aime » !

Helles Landbier : Schneider vers de nouveaux horizons !

Helles Landbier – une bière blonde provenant de la maison Schneider Weisse ? Effectivement, la brasserie bavaroise à grande tradition, connue pour sa bière de froment, a décidé de s’y aventurer, enclenchant ainsi une petite révolution. Georg VI Schneider dirige l’entreprise de sixième génération. Dans cette entrevue, il nous fait part des décors de sa dernière création.

Georg VI., VII., und V. Schneider

Herr Schneider, dans quel contexte vous est venue l’idée de la Helles Landbier ?

Ce fut un long processus. Mon fils Georg, âgé de 25 ans et qui reprendra l’entreprise le jour venu, était déjà venu à plusieurs reprises vers moi pour me dire : « Papa, tous mes potes boivent de la bière blonde. Pourquoi n’en produisons-nous pas ? » Il faut savoir que la bière de froment est de fermentation haute. Ainsi, changer à un processus de fermentation basse n’est pas quelque chose que l’on change du jour au lendemain. Mais mon fils n’a pas lâché le morceau et a relancé la problématique au bon moment stratégiquement parlant, à savoir lors d’une fête de famille. Mon père à mordu à l’hameçon et nousa rappelé le fait que la maison Schneider brassa jusqu’à il y a environ 40 ans, de la bière à fermentation basse. Mieux encore, étant un collectionneur et documentaliste méticuleux, il avait même les recettes. 

Un véritable projet regroupant trois générations, dans ce cas ?

C’est le cas de le dire, un projet regroupant trois générations très motivées. Je suis heureux que mon père, à 93 ans, soit si agile mentalement qu’il nous encourage à emprunter de nouvelles voies. Ce qui peut parfois signifier se rabattre sur des choses très anciennes. Car la vie est faite de cycles. Ce qui est moderne aujourd’hui, se démode demain et connaît un renouveau après-demain. Il faut toujours rester flexible – c’est avec cette sagesse que mon père nous motive même à son âge.

Une bière blonde, trait d’union entre passé et présent

Vous aviez donc un plan, mais pas de produit fini. Comment avez-vous procédé au reste ?

Nous avons fait appel à notre chef brasseur Hans-Peter Drexler et avons reproduit la recette originale à l’identique. Il nous est rapidement apparu que, même si nous étions sur la bonne voie, nous devions rendre notre bière contemporaine, pour ainsi dire. Aujourd’hui, les gens veulent une bière Lager plus fortement fermentée, plus maigre et simplement plus élégante que par le passé.

Comment avez-vous modifié la recette ? 

Nous nous sommes éloignés de la bière pâle classique au caractère légèrement sucré et avons opté pour une bière pâle de campagne avec une note fraîche et fruitée de houblon. Nous sommes chez nous dans la région de Hallertau, abritant l’une des plus importantes régions de culture du houblon au monde. C’est donc un choix évident. Cependant, gardons un minimum de subtilité ! Nous ne parlons pas d’une « grenade à houblon » que l’on trouve souvent dans les bières artisanales, mais d’une bière très facile à boire. Le taux d’alcool est relativement faible, un peu moins de 5 %, mais la bière a tout de même un corps agréable et lisse. Il convient aussi bien comme « bière de récompense » après avoir tondu la pelouse que comme accompagnement d’un repas copieux ou d’une truite fine.

La question ne se pose pas concernant la bière de froment, votre activité principale, mais pour une bière blonde, nous nous y voyons obligés de la poser : quelle forme de verre recommandez-vous ?

Je bois la Helles Landbier dans la chope à bière bavaroise classique, la « Willibecher ». Avec sa forme presque entièrement cylindrique, ce verre supporte parfaitement les caractéristiques de la Helles Landbier, car l’arôme et le goût arrivent de manière très régulière, de la première à la dernière gorgée. Mais vous pouvez aussi très bien boire la Landbier directement à la bouteille, par exemple chez soi dans son jardin.

La bière : un produit aux multiples visages facettes

Le mouvement de la bière artisanale nous a apporté de nombreuses variétés inhabituelles, et Schneider produit également des bières de froment très innovantes. La Helles Landbier doit-elle être comprise comme une prise de position, comme un engagement en faveur d’un esprit terre-à-terre, à contre-courant de la tendance générale ?

Ce qui est bien, c’est qu’il n’est pas nécessaire de prendre un tel engagement. Notre gamme couvre toutes les préfrences. D’une part, nous avons des bières très complexes, d’autre part, des bières plus fines et relativement simples à boire et pour lesquelles on n’a pas à se concentrer consciemment sur le goût. Cependant, la production de ces dernières est un grand art car ces bières ne pardonnent aucune erreur de brassage que l’on pourrait dissimuler avec des astuces supplémentaires. Mais bien sûr, le mouvement de la bière artisanale a bien changé la donne. Soudain, les brasseurs se sont montrés plus courageux et ont dévoilé de nouvelles facettes jusqu’ici presque inconnues. Ce mouvement a permis à de nombreuses personnes de réaliser que la bière ouvre un monde de plaisir sans égal. C’est précisément ce qui rend notre travail si beau.

Avec la Landbier, vous avez ouvert la porte à la bière de fermentation basse. Est-ce que ça restera une seule variété ?

L’avenir nous le dira. Pour l’instant, notre priorité est le lancement de la Helles Landbier, et nous y travaillons très dur. Après tout, cela fait aussi partie de notre travail de soutenir nos clients dans la restauration et le commerce de détail. Mais lorsque mon père, mon fils et moi-même nous assiérons à nouveau ensemble autour d’une Helles Landbier, il en sera certainement question.

Enfin, une question pas si simple : est-ce le bon moment pour lancer une nouvelle bière ?

En principe, non. Mais en même temps, oui. Quelles sont nos alternatives ? Il ne sert à rien de faire l’autruche. Chaque époque a ses défis et nous ne savons pas ce qui va se passer. Je ne connais personne qui ait une boule de cristal fonctionnelle. Si vous m’aviez dit ce qui nous attendait dans la nouvelle année à la fin de 2019, je vous aurais dit de laisser les mauvais romans de science-fiction de côté. Néanmoins, c’est à l’entrepreneur d’agir, et nous devons nous projeter dans l’avenir – c’est ce qui est attendu d’un produit de plaisir. Il s’agit de reconnaître des opportunités et de les saisir.

Herr Schneider, merci pour cet entretien!

Mann hält Flasche Schneider's Helles Lanbier mit Schiff im Hintergrund

Brooklyn Special Effects : ton accompagnatrice pour de nouvelles aventures

Un effet spécial bien à notre goût : une bière merveilleusement rafraîchissante et pleine d’arômes, mais avec moins de 0,5 % d’alcool.

Brooklyn Special Effects: 3 Flaschen, im Hintergund die Brooklyn Bridge in New York

L’essor des bières artisanales a complètement bouleversé le marché américain de la bière en quelques années seulement. Alors qu’il n’y a pas si longtemps – no disrespect, folks – une certaine uniformité régnait dans ce domaine, nous assistons aujourd’hui à une diversification presque illimitée et à un incroyable amour du détail. Au vu de cette évolution réjouissante, il est un peu surprenant que la tendance des alternatives non alcoolisées n’ait guère pu s’établir aux États-Unis jusqu’à présent. Mais heureusement, nous pouvons compter sur nos collègues innovateurs de la Brooklyn Brewery pour changer la donne.

Au début, le chef brasseur Garrett Oliver n’était pas du tout emballé par cette idée, comme il l’admet lui-même. «Mais pourquoi?» aurait été sa réaction laconique lorsqu’on lui proposa pour la première fois le projet d’une bière sans alcool portant le logo emblématique de Brooklyn. Mais cela ne dura pas longtemps. Esprit créatif à l’origine de nombreuses innovations dans le domaine de la bière, Garrett Oliver s’est senti interpellé: est-il possible de concevoir une bière sans alcool qui soit à la hauteur de nos ambitions? Absolument, comme il l’a prouvé avec Brooklyn Special Effects.

Pour tous ceux qui ont prévu de grandes choses

La lager rafraîchissante surprend par un merveilleux arôme de pin, suivi d’une agréable note amère en fin de bouche. Quel est donc le secret des effets spéciaux? Comment Garrett Oliver a-t-il réussi à se passer d’alcool sans faire de compromis sur le goût? La solution réside dans le processus de brassage extrêmement lent. Grâce à la méthode de fermentation spéciale, tous les arômes peuvent se développer librement sans produire d’alcool qui devrait être éliminé par la suite. Un houblonnage à sec ultérieur avec les meilleurs houblons Citra et Amarillo apporte une légère fraîcheur de pamplemousse, qui complète harmonieusement l’ensemble.

La Brooklyn Special Effects se marie parfaitement avec la salade d’épinards, le fromage de chèvre frais ou les omelettes. Si vous recherchez une expérience gustative très spéciale, essayez la combinaison avec un toast suédois Skagen. La Brooklyn Special Effects est la boisson idéale pour ceux qui apprécient la bière et désirent rester actifs par la suite. Car avec 0,4 % vol., sa teneur en alcool est à peu près la même que celle d’une banane mûre – l’effet enivrant est donc inexistant. Ou, comme le dit si bien Garrett Oliver: «Real beer, no buzz» («De la vraie bière, sans mal de crâne»)!

«Guinness est mon grand amour»

Lorsque Arthur Guinness fonda sa brasserie en 1759 à Dublin, il fut prévoyant et signa son contrat de bail pour 9000 ans – un bon présage pour la constance de son entreprise devenue depuis légendaire. Steve Gilsenan, Head of Quality chez Guinness, explique en quoi tradition et innovation se complètent à merveille chez la marque culte et en quoi la Guinness Hop House 13 et la Guinness IPA sont des bières uniques.

Portrait von Steve Gilsenan, Head of Quality bei Guinness

Que faites-vous exactement en tant que «Head of Quality» chez Guinness?

J’assume la responsabilité de tous les aspects de la qualité, des matières premières utilisées aux processus dans nos brasseries dans le monde entier. Cela fait maintenant plus de vingt ans que je travaille chez Guinness, et mes tâches m’ont mené dans plus de quarante pays. Nous voyons Guinness comme une promesse: peu importe où on savoure sa pinte, le goût doit être le même. C’est pourquoi nous attachons la plus grande importance à la sélection des ingrédients et aux standards selon lesquels ils sont transformés.

Pour tous ceux qui sont jaloux de votre job: comment devient-on Head of Quality?

Mon parcours m’a conduit directement de l’université à Guinness. J’ai d’abord travaillé à la St. James’s Gate Brewery, puis dans la brasserie de Kilkenny, ville où je vis. Avant ma tâche actuelle, j’étais «Master Brewer» et j’ai appris chaque détail relatif à Guinness, aussi petit fût-il. Par exemple, avant la récolte, j’allais dans les champs pour voir comment était l’orge et comprendre comment nous pourrions la transformer ensuite. C’est là ma qualification la plus importante: je «vis» Guinness, c’est le grand amour de ma vie. Un travail de rêve à tous points de vue!

Vous rappelez-vous la première fois où vous avez franchi le célèbre portail de la brasserie Guinness?

Mon entretien d’embauche a eu lieu à Dublin, mais pas à la brasserie. Malgré cela, j’ai aussitôt su: c’est pour cette entreprise que je veux travailler. Les gens chez Guinness parlaient avec une telle passion, ils étaient tellement fiers de faire partie de Guinness. Cette impression s’est confirmée lorsque j’ai franchi pour la première fois le St. James’s Gate: on ressent l’histoire et la tradition que recèle cette marque unique. Je me rappelle comment j’ai eu le privilège de tenir entre mes mains un des livres de recettes originaux avec la signature d’Arthur Guinness. On ne peut pas faire mieux comme source d’inspiration.

Chez Guinness, tradition et innovation vont de pair. De nouvelles bières naissent en permanence à l’Open Gate Brewery. Collaborez-vous étroitement avec les maîtres brasseurs, femmes et hommes, de là-bas?

Tout à fait. Je goûte régulièrement leurs dernières créations pour voir si elles vont bien dans la famille Guinness. C’est notre référence no 1. Mais en même temps, depuis notre fondation, nous aspirons à innover. Ainsi, Guinness a été la première brasserie à utiliser de l’orge torréfiée au lieu de malt, pour ne citer qu’un exemple. À l’Open Gate Brewery, nous créons de nouvelles expériences gustatives. Certaines restent uniques, au sens premier du terme, d’autres entrent dans notre gamme, comme la Hop House 13 ou la Guinness IPA.

Qu’est-ce qui caractérise ces deux bières?

Pour les deux, nous utilisons le type de levure Guinness en service depuis des générations. La Hop House 13 a un arôme de houblon net, mais pas trop fort, qui laisse de la place à la douceur du malt. Quant à la Guinness IPA, nous la houblonnons trois fois: de manière traditionnelle dans la cuve de brassage, après le chauffage de la maische et enfin, après la fermentation. Cela fait naître une note amère prononcée avec de merveilleux arômes de pin et d’agrumes. Nos succès nous confortent: l’innovation continue à être une priorité pour Guinness.

 

Et enfin, un message de Dublin pour la Saint-Patrick de cette année:

 

Bière irlandaise : le duo Kilkenny-Smithwick’s

Parmi les bières irlandaises, la Kilkenny est l’une des plus connues. La Red Ale corsée est une variante de la Smithwick’s, la bière la plus vendue en Irlande, produite spécialement pour l’exportation.

Le choix du nom de marque Kilkenny remonte essentiellement à notre problème avec le « th » anglais : lorsque la Smithwick’s fut disponible pour la première fois en Suisse et en Allemagne, sa prononciation s’est avérée être un véritable virelangue pour la plupart des gens. Heureusement, une solution fut vite trouvée : Kilkenny – la ville natale de la savoureuse bière rouge – était le choix évident comme nom accrocheur et facile à retenir. Entre-temps, le nom n’est plus la seule différence : la Kilkenny est maintenant brassée un peu plus fortement que la Smithwick’s et a donc une teneur en alcool légèrement plus élevée. Comme les amateurs de bière en Irlande y trouvent également leur plaisir, les deux bières y sont unies dans une coexistence pacifique.

Bière irlandaise – appréciation historique

Cette petite anecdote n’est cependant qu’un petit détail de l’histoire mouvementée de la brasserie Smithwick’s. Tout commença il y a plus de 300 ans, lorsque John Smithwick fonda sa brasserie à Kilkenny en 1710. À proprement parler, on pourrait même aller un peu plus loin en arrière. Smithwick choisit pour son entreprise le site d’une ancienne abbaye franciscaine, dont les résidents avaient déjà commencé à brasser de la bière au XIVe siècle.

On pourrait ainsi penser que le succès était déjà acquis, mais la réalité était plus complexe. Orphelin, John Smithwick n’a pas eu une vie facile pour commencer, mais c’est surtout son appartenance religieuse qui a constitué un véritable obstacle à sa carrière d’entrepreneur : en tant que catholique, il a été confronté à toutes sortes de discriminations officielles et non-officielles dans le Kilkenny protestant. Pour cette raison, son partenaire Richard Cole a été le visage de la brasserie vis-à-vis du monde extérieur afin de rendre l’entreprise aussi inattaquable que possible. Bien entendu, cet arrangement n’est pas resté complètement caché, ce qui a donné à la brasserie une aura mystérieuse. En fin de compte, cela s’est avéré ne pas être exclusivement nocif pour les affaires, car apparemment les gens aimaient être associés à une personne aussi mystérieuse.

À la fin du XVIIIe siècle, le secret prit fin. Avec l’abolition des lois pénales, les catholiques furent désormais également autorisés à posséder des entreprises. Néanmoins, il fallut attendre un certain temps avant que le nom de la Smithwick ne soit finalement apposé sur les portes de la brasserie en 1827. C’est l’arrière-petit-fils de John, Edmond, qui prit le contrôle total de la brasserie et fit entrer l’entreprise dans une ère nouvelle. Nous lui devons une dette de gratitude pour cela : sans lui, aucune bière de la belle ville de Kilkenny n’aurait probablement jamais atteint le continent européen.

Qu’est-ce qui rend Kilkenny et Smithwick’s aussi uniques ?

Les connaisseurs insistent sur le fait qu’ils reconnaissent Kilkenny and Smithwick’s dans n’importe quelle dégustation à l’aveugle. Cela est dû notamment au malt torréfié, qui donne aux bières une note exceptionnelle. Une chose est sûre : Si tu veux te familiariser avec la bière irlandaise, il n’y a certainement pas moyen de contourner Kilkenny et Smithwick’s. Dans cette optique, profites-en bien. Sláinte !